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Mairie de Vern-d'Anjou

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49 220 Vern-d'Anjou
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Fax. 02 41 61 48 97
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- Lundi, Mardi, Jeudi : de 9h à 12h et de 14h à 18h
- Mercredi, Vendredi, Samedi : de 9h à 12h
30 juin 2012 - Fete communale

Vern d'Anjou : Histoire & Patrimoine

 

L'Eglise
Le Presbytère
La Maison Séjourné
Le Prieuré
Le Logis de la Lucière
La Chapelle de la Lucière
Le Four à Pain de la Lucière
La Cloche de la Cassinerie
La Pâqueraie
Le Bois Lozé
Le Bignon


Son Histoire

VERN est au confluent de deux ruisseaux qui, sans doute, dans les temps anciens, favorisaient par leurs méandres et leur étalement en étangs, des zones humides et marécageuses. De cette végétation à base d'aulne, appelé autrefois verne, la commune tient son nom. Vern d'Anjou - Histoire
Ce n'est que vers l'an 1000 que l'on commence à trouver des documents sur Vern. Le testament de Beaudouin II de Vern, établi en 1120 avant de prendre la croix pour Jérusalem, nous donne de précieux renseignements sur les différents lieux de la commune et ses environs. Il est conservé au cartulaire de l'abbaye du Ronceray à Angers. Le domaine de cette grande famille seigneuriale dépasse largement les limites de la commune vers Gené, Chazé, La Chapelle s/Oudon, le Louroux.

A cette époque, cette puissante famille est établie à "la Cour", sur une très importante motte féodale, malheureusement rasée par son propriétaire en 1969.

Dans le même temps, se développe au centre du bourg, auprès de l'ancienne église St Gervais, un prieuré récemment restauré et de nombreux petits fiefs répartis dans la campagne.

Jusqu'à la révolution, l'activité est essentiellement agricole. En 1793 et 1794, puis en 1815, Vern est troublé par les combats entre les chouans venus des communes voisines et les bleus, combats d'embuscades liés à la présence d'une garnison républicaine dans le bourg de Vern.

C'est à partir de 1825 que l'activité économique se développe :
L'agriculture, avec la création de fermes modèles, notamment à la Lucière où Monsieur de Falloux croise avec succès la race locale avec des taureaux anglais et contribue à créer la race Maine Anjou.

Le commerVern d'Anjou - Histoirece et l'industrie, avec de nombreux fours à chaux, briqueteries, ardoisières. En 1866, on recense 14 moulins, dont 10 à vent et 4 à eau. Avec cet essor économique, qui entraîne une augmentation de la population (de 1350 habitants en 1789 à 2300 en 1866), 140 maisons sont bâties puis une nouvelle et importante église en 1870.

Très rapidement, cette activité florissante n'est plus rentable. C'est la décroissance rapide de la population, jusqu'à 1250 habitants en 1914. L'activité agricole redevient l'activité principale.

En 1970, un nouveau développement économique et culturel se met en place. La commune est jumelée avec Tatsfield, dans la région de Londres. La création de zones artisanales et industrielles, le remembrement des terres agricoles permettent ce développement. De nombreuses maisons se construisent autour d'un complexe sportif avec grande salle polyvalente, piscine, tennis. L'aménagement du centre bourg, la création d'un restaurant municipal et, tout récemment, la construction d'une Maison d'Accueil pour Personnes Agées Dépendantes, "La Maison des Aulnes", permettent d'améliorer le cadre de vie des 1582 habitants recensés en 1999.

L'église

Vern d'Anjou - Eglise

 

Malgré plusieurs agrandissements de l'ancienne église en 1823 et 1844, la réalisation d'une nouvelle église est décidé par le Conseil de Fabrique en 1868 selon les plans grandioses de l'architecte Alfred Tessier de Beaupréau. L'édifice inauguré le 19 septembre 1875, revient à 150 000 F. Les matériaux employés sont le granit de Bécon pour les socles, la pierre dure de Chauvigny pour les piles intérieures et les jambages des grandes portes, la pierre de tuffeau pour les fenêtres, voûtes, arcs, la flèche etc…La charpente est métallique.


Restauré dès 1941 par une subvention de l'Etat pour dommages de guerre,le clocher abrite 3 cloches maintenant électrifiées : chacune a son nom et sa note : Marie-Françoise pour le fa. Geneviève pour le sol, Thérèse de l'Enfant Jésus pour le mi-bémol.

 

Le Presbytère

 

Vern d'Anjou - Le PresbytèreLe presbytère actuel a été construit selon les plans de l'architecte René Hodé en 1851.

Les dépendances sont ajoutées en 1867 d' après les plans de Louis Morier. Le presbytère est situé sur le côté sud de l' église. Une petite cour surélevée le sépare de la rue ; un jardin se trouve à l'arrière. Le bâtimenta un étage carré avec combles avec toit à croupes. La façade s' organise selon trois travées avec des encadrements de baies en tuffeau.

A l' intérieur, un vestibule dessert les pièces du rez-de-chaussée et celles de l' étage avec l' escalier.

 

 

 Vern d'Anjou - Le Presbytère

Sur les dépendances, onobserve des encadrements de baies en briques et tuffeau : il abritait une étable, une écurie, une remise, une boulangerie, une laiterie,

un bûcher et un cellier. Le pignon nord du bâtiment des dépendances est orné d' une niche et d' une baie géminée en brique et tuffeau.

 

 

 

 

 

 

 

La Maison Séjourné

 

La maison est située à l' angle des rues du Commerce et du 11 novembre. Cette maison semble avoir été construite pour Joseph Citoleux, notaire, en 1851 selon les plans de l'architecte René Hodé. Il travaille à cette époque à Vern à la construction du presbytère. La maison porte aujourd' hui le nom des derniers propriétaires privés, la famille Séjourné. Les bâtiments des dépendances ont été construits en même temps : la date 1851 est inscrite dans l' enduit du pignon au niveau des combles.
La façade à pan coupé donnant sur le carrefour était décorée à l' étage d' un balconnet en tuffeau (détruit) et surmontée d' une lucarne à baies géminées en tuffeau encadrée de pinacles. Le style néo-gothique cher à l'architecte René Hodé apparait également dans le traitement des encadrements de fenêtres et de la corniche (imitation de mâchicoulis).

 

 

Les culots supportant les encadrements de baies prennent la forme de petits personnages ou de motifs végétaux. La façade côté jardin est plus sobre : la symétrie des ouvertures était particulièrement soignée avec la peinture en trompe l' oeil d' une baie aveugle. Dans le jardin se trouvent lesdépendances dotées d' encadrements de baies, de bandeaux, de corniches en brique. Elles abritaient une porcherie une buanderie et un moulin : les meules situées dans le comble à surcroît étaient actionnées par un moteur électrique situé au rez-de-chaussée, où l' on mettait la farine en sacs. Un portail avec piliers ornés de briques permettait l'accès au jardin.
La commune de Vern d'Anjou s'est portée acquéreur de l'immeuble, de la cour et des dépendances le 27 novembre 2000. En 2006, la communea sollicité le concoursde l’Office Public Départemental d’H.L.M. de Maine et Loire- Habitat 49 - pour la réhabilitation de cet immeuble en 6 logements dans le cadre d'un bail emphythéotique de 50 ans. Les travaux ont commencé fin 2008 et doivent se terminer à la fin de l'été 2009 ;La commune prend en charge le ravalement de l'immeuble à hauteur de 100 000 € et se charge des travaux extérieurs. Les dépendances situées au fond du terrain seront remaniées ultérieurement àla charge de la commune.

 


Le Prieuré
Au plein centre du bourg, un peu en retrait de la place, se trouve l'ancien Prieuré récemment restauré.

Cet édifice à haute toiture a été remanié au XVème et XVIIème siècles. Il comporte une tour d'escalier à 6 pans de style gothique de transition.

Il faut faire un saut de 9 siècles en arrière pour retrouver l'origine, du moins la première connaissance que l'on a du Prieuré comme de l'ancienne église dont l'histoire est inséparable.

En 1152, l'Evêque Normand de Doué fait don de l'église Saint-Gervais de Ver à la célèbre abbaye de Marmoutiers située près de Tours qui possédait dans tout l'Ouest beaucoup de prieurés. Les moines installés à Vern grâce aux libéralités de la famille seigneuriale de ce nom (Baudouin de Vern en 1095) restent sous la protection des seigneurs locaux détenteurs de la force des armes.

Le Prieuré sert de cure jusqu'à la révolution. Puis, racheté par la commune, il sert de presbytère jusqu'à la construction du nouveau presbytère en 1851.

Il est maintenant la résidence principale du Docteur et Madame BOIZARD.

 


Le Logis de la Lucière
La façade Sud de la Lucière présente l'aspect d'un joli manoir du XVIIIème siècle. Située à 2kms du village, sur la route de Brain sur Longuenée, c'est en réalité un ensemble manoir - ferme fortifiée que l'on découvre, avec cour intérieure et clôture de défense.

L'hypothèse d'une origine médiévale se trouve renforcée par la présence d'arcs romans et les restes d'une énorme cheminée à conduit conique.

Le manoir actuel est composé de plusieurs corps de bâtiments reliés entre eux au cours des temps.

En 1770, l'abbé Simon de la Besnardaie, curé de Brain sur Longuenée hérite du domaine qui était dans sa famille depuis le début du XVIème siècle. C'est à cette époque qu'il fait agrandir les austères ouvertures du vieux logis, pour les remplacer par d'élégantes fenêtres et lucarnes à entourage de tuffeau.

Mais en 1778, l'abbé est saisi par les créanciers. C'est Monsieur de la Crossonière qui se porte acquéreur ; il y vit dans l'austérité malgré son immense fortune. Il fait mettre des grilles de fer à toutes les fenêtres. A cette période la Lucière est appelée " le coffre-fort ".

En 1824, Monsieur de Falloux, père de celui qui est l'auteur des lois sur l'enseignement libre, hérite de Monsieur de la Crossonière.

Il fait de la Lucière une ferme modèle jusque vers 1860. A cette date la Lucière devient une ferme traditionnelle. En 1972 les propriétaires actuels, François et Chantal de Ternay reprennent le manoir pour le restaurer et en faire leur résidence principale.

La Lucière Chapelle
La première préoccupation de l'abbé Antoine Simon de la Besnardaie, prenant sa retraite à la Lucière en 1770 est d'avoir un endroit pour dire la messe. C'est ainsi qu'il ferme une des trois travées du hangar de la cour intérieure pour y faire une chapelle ouverte sur le jardin. Ornée de boiseries aux moulures chantournées et dorées d'un sobre mouvement Louis XV sur trois parois, la quatrième est entièrement formée par l'autel en forme de pierre. Au centre la scène du jardin des Oliviers, à droite Saint Antoine, patron de notre curé, à gauche une vierge à l'enfant ; au sommet, le Père éternel en gloire. Le tout est dû au ciseau de François BORDILLON " entrepreneur des travaux du Roi " sculpteur à Angers.




Le plafond, en forme de voute, entièrement traité en ciel étoilé, présent en son centre une peinture naïve de la Trinité.

L'autel et le retable ont fait l'objet d'un classement par les monuments historiques en 1979.

 



La Lucière Le Four à Pain
Jusqu'en 1820, le vieux bâtiment qui longe la maison principale, avec une ouverture renaissance et une ancienne ouverture en arc roman à l'étage, est la maison des fermiers. Puis elle devient la boulangerie de la ferme modèle.

On découvre, à l'intérieur, un grand four à pains et un four plus modeste à côté, sans doute pour les pâtisseries.

Au XIXème siècle, une quarantaine de personnes étaient employées à la Lucière. La surface importante pour l'époque (70 hectares), la présence d'un moulin à eau et d'un moulin à vent, la pratique des cultures irriguées par ruissellement à partir des 2 étangs, utilisaient une main d'œuvre nombreuse.

 

 



La Cloche de la Cassinerie
Conservée à la Mairie, cette importante cloche en bronze, date de 1668. Elle vient de la chapelle du fief de la Cassinerie.

Un vaste logis, aujourd'hui disparu, s'élevait près de la route de Chazé et dépendait autrefois de la terre de Vern ; il devait remonter au XVIIème siècle.

L'ensemble était entouré de douves avec tourelles d'angle, les bâtiments s'ordonnant autour d'une cour fermée par un portail de pierre. L'état de vétusté de l'ensemble n'a pas permis de conserver les bâtiments.

Cette cloche est inscrite à l'inventaire des objets mobiliers classés en 1977.

 

 


La Pâqueraie
A quelques centaines de mètres du Bourg de Vern sur la route de Candé se voit un ensemble de bâtiments anciens avec une chapelle plus récente et un bâtiment neuf. C'est une ancienne maison noble du XVIème siècle et XVIIème siècle, entourée de douves vives disparues en 1850.

Au XIXème siècle, elle appartient à la famille de MARGADEL. Par testament du 6 août 1872 Louis de MARGADEL laisse à la commune sa propriété, ses bijoux, les tableaux de collection de sa mère pour la fondation d'un hospice.

C'est en 1898, à la mort de sa femme qui en avait l'usufruit, que " l'hospice de Vern " est créé grâce aux dons et aux legs de plusieurs familles de Vern.

Des agrandissements et travaux d'aménagement ont bien malmené ce bel édifice mais n'ont pas permis d'adapter la Maison de Retraite aux nouvelles réglementations.

Une nouvelle Maison d'Accueil pour Personnes Agées Dépendantes a été construite dans le bourg de Vern.

 

Le Bois Lozé
 

 

Le Bois Lozé domine le paysage à 3 kms du bourg en direction de la Pouëze.
A côté du château, à l'orée de la futaie des châtaigniers, une petite chapelle néo-gothique est dédiée à St Agnès et à St Edmond patron des bâtisseurs.
Le château, de style néo- Louis XIII a été construit en 1855 pour la famille de Lozé ; c'était la résidence d'été, construite pour les réceptions, que l'on se devait d'avoir à côté d'un hôtel particulier en ville.

 

 

Le Bignon

L'histoire du château du Bignon dont vous pouvez apercevoir la silhouette sur la route du Louroux-Béconnais a commencé au XV ème siècle ; des archives mentionnent un manoir qui appartenait à l'époque à Pierre de Chazé 1481, puis à Louise de Chazé, femme de Christophe Frogier, écuyer en 1519. Le domaine dépendait de la Chatellenie de VERN avec de vastes landes où de nombreux usagers étaient admis en payant un droit (pacage sous redevance). La métairie de la Bichettière en dépendait directement. On retrouve une propriétaire vers 1560 en la personne de Dame Anne de Villeneuve, veuve de Florent Frogier, seigneur de la Baronnière.

Plus près de nous, en août 2004, Mr et Mme Delaunay se sont portés acquéreurs du Bignon, alors en état d'abandon. Amoureux du site, ils se sont lancés avec une grande énergie dans une rénovation complète du château et des annexes. En six mois, ils ont réhabilité les dépendances avec goût, puis ont commencé les travaux de grande envergure. La toiture du château est entièrement refaite en 2006; dans le même temps, Xavier Delaunay taille lui-même le tuffeau des lucarnes des étages 2 et 3. En parallèle, il investit pièce par pièce l'intérieur avec son épouse. L'extérieur n'est pas en reste: après avoir élagué les arbres gênant les ouvertures, ils ont mis en valeur le terrain autour du bâtiment en apportant des tonnages impressionnants : 300 tonnes de pierre, 200 t de gravier, et 50 t de pierres d'ornement. Leur travail de titan est récompensé en 2006 par le Label de la Fondation du Patrimoine. Le Conseil Général a égalementreconnu le Bignon dans son ouvrage sur le patrimoine éditéen 2009. Aujourd'hui, après 5 ans de rénovation, l'intérieur du manoir est engrande partierefait. Ils ont maintenant en projet, l'aménagement du parc àla Française.

 

 

 

Dernière mise à jour de cette page le : 06 mai 2010